«Je suis pas un caniche» : Lock out au Journal de Montréal




Le premier arrêt de travail au Journal de Montréal, qu'on subodorait déjà depuis plusieurs mois, est maintenant commencé. Il s'agit d'un lock out sur le modèle de celui qui a eu lieu au Journal de Québec, dans la mesure ou Quebecor Media continuera à publier le quotidien jour après jour sans l'apport des employés. Le conflit s'annonce encore plus long que celui du JDQ (j'espère que je me trompe), car le Journal de Montréal n'est pas le Journal de Québec. Ses employés sont très bien payés et ont su être très persuasifs, ayant même parfois eu recours au vandalisme et à l'intimidation, dans leurs négociations précédentes. Pierre Péladeau finissait toujours par régler en leur faveur, passant par dessus ceux qui étaient en charge des négociations. Parce qu'il était généreux? Non, parce qu'il avait lancé son premier quotidien pendant un arrêt de travail à La Presse et qu'il avait vu le Montréal Matin, un tabloïd similaire au sien, périr à cause d'une grève. De plus, avec deux quotidiens gratuits se disputant le public montréalais, il serait surprenant que les employés en grève ne lancent un quotidien gratuit ; ils ont préféré lancer un site Internet. Finalement, tout étant une question d'argent, le tirage du Journal ayant substantiellement diminué, il n'est dorénavant plus un intouchable.

Pour plus d'info, vous pouvez consulter Les Affaires, Cyberpresse, Argent (Quebecor Media), le merveilleux blogue de Steve Proulx ou encore l'époustouflante machine à bloguer Fagstein. Même Le Monde en parle!

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