Julia Allison, les relations publiques et son portrait dans Wired

J’ai acheté le numéro d’août de Wired, ce magazine
que je n’achète pas assez souvent qui mettait en couverture une certaine Julia
Allison, une starlette que, je dois l’avouer, je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam.
En lisant l’article, on apprend qu’elle a accordé des interviews à CNN et à Fox
News, que ses blogues et sites Internet sont parmi les plus populaires et qu’elle
tire sa popularité de… sa popularité. Il s’agit d’une sorte de Paris Hilton
2.0, qui n’est ni riche ni héritière. La jeune femme a réussi à se faire
connaître grâce aux outils très 2.0 que sont les blogues – dont le sien –,
Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, etc. En plus de publier plusieurs photos,
vidéos, billets et « twits» par jour, Julia Allison trouve le temps de
se faire photographier en compagnie de personnalités comme Henry Kissinger et Richard
Branson. Le portrait de cette jeune femme donne froid dans le dos du point de
vue des nouvelles possibilités de notre ère médiatique, mais il vaut la peine d’être
lu.
Personnellement, son cas me conforte dans l’idée que
l’avenir des médias papier ne réside pas dans la combinaison gratuité-sur-Internet/publicité
(bien que cela puisse être la voie à suivre dans le cas de certains quotidiens),
mais bien dans la qualité du contenu et, éventuellement, la monétisation. Si on
peut aujourd’hui se promouvoir, même sans atout exceptionnel, grâce à un
exercice de relations publiques sur Internet et avoir un impact médiatique
national sur le plus gros marché publicitaire au monde avec un budget
publicitaire de 0 $, ça laisse présager des jours sombres pour l’assiette
publicitaire que pourront se garder les médias écrits dans un contexte de
surabondance de l’espace publicitaire, et même, de caducité de la publicité
face à l’impact renouvelée des relations publiques sur le net.
Dans le cas des magazines, outre la qualité et la
valeur ajoutée des textes qui est incontournable, ils pourront exploiter encore
pour un bon bout de temps leur supériorité graphique avec une mise en page
léchée, un recours aux textures de papier, aux laminages, etc. Wired fait
partie des magazines qui jouent déjà cette carte avec un certain succès. Prochaine
étape : convaincre les internautes de payer pour du contenu rédactionnel
de qualité sur Internet.
















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