Les lumières ne s’éteignent plus au 612, rue Saint-Jacques




Si je n’ai pas observé de nuit l’immeuble où logent Quebecor et TQS, dans le quartier des affaires, il est toutefois curieux de constater que les deux entreprises font face à d’importants soucis financiers. La station de télévision TQS est pour l’instant protégée par la loi sur les arrangements avec les créanciers, tandis que Quebecor World, l’une des deux filiales de Quebecor, pourrait l’être à court terme.

Il doit y avoir plusieurs cadres, avocats et consultants qui restent très tard dans l’immeuble, car les deux entreprises sont dans une très fâcheuse posture. Le pire, c’est qu’il ne s’agit pas d’une situation cyclique, ou même de mauvaise gestion (quoique ce facteur ait pu influencer), mais d’une transformation structurelle de deux marchés, celui de l’imprimerie et de la télévision généraliste, tous deux bouleversés par une même innovation : Internet. Sur son blogue, Steve Proulx, qui est plutôt pessimiste quant à l'avenir du Mouton noir de la télé, explique très bien la situation.

Pour ce qui est de Quebecor World, l’ancien adjoint de Pierre Péladeau, Bernard Bujold, explique que Pierre Péladeau se serait sans doute retiré de ce marché bien avant, mais qu’il ne faudrait pas sous-estimer l’«instinct de survie» de Pierre-Karl Péladeau. Il a fait part de son point de vu à Konrad Yakabuski du Globe and Mail qui, dans son article, explique en profondeur la situation actuelle et l’historique du géant québécois de l’imprimerie, qui a déjà été le numéro un mondial de son industrie.


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