The press must go on

En lisant Deadline America, un petit livre qui traînait sur mon bureau depuis quelques mois, je me fais plaisir alors que j’ai – à peine – plus de temps libre en ce début d’été. Sur un plateau, l’auteur du livre paru au début de cette année, Antoine Char, relève le défi de livrer au lecteur l’essence de dix quotidiens américains plus ou moins connus à travers des événements qui ont marqué l’actualité américaine de 2000 à 2005.
À la manière d’un recueil de nouvelles, Antoine Char dresse le portrait d’une dizaine de tranches de vie révélatrice dont la chute est bien entendu le «deadline», le moment de mettre sou presse. Si trois pages couvertures ont été préparées tout au long de la journée dans un quotidien, une seule sera retenue. C’est le fil conducteur de la dizaine de récits qui composent Deadline America.
Si chaque quotidien a son identité, forgée par son histoire et celle de son marché, les quotidiens américains ne sont pas très différents de ceux qu’on voit au Canada. Deadline America nous en apprend ainsi moins sur la mécanique des quotidiens américains que sur la société américaine elle-même. Ironiquement, aucun quotidien américain ne vendrait de la publicité en page couverture. Contrairement au Journal de Montréal, par exemple, la page couverture d’un quotidien ne se monnaierait chez nos voisins du Sud où, nous dit-on, tout et tout le monde a un prix.
Antoine
Char, Deadline America, Hurtubise HMH, Montréal, 2007, 236 p.
















C'était mon prof de journalisme à l'UQAM. Très bon, soit-dit en passant. Son livre vaut vraiment le coup pour quiquonque s'intéresse à la vie dans une salle de presse. J'ai adoré.
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