


Aussi, l’opérateur de stations de radio et de chaînes de télé spécialisée Corus, entre autres propriétaire de CKOI et du 98,5 à Montréal, engrange des profits records. La radio traditionnelle est ainsi loin d’être morte si l’on compare ses profits avec les pertes colossales des radios satellites. Aussi, le président de TQS démissionne, ce qui allait de soi après le rachat de la station par Remstar.

Entendu à Montréal a commencé sous la forme d’un
blogue Wordpress auquel les internautes pouvaient soumettre des citations
loufoques, étranges et, le plus souvent, drolatiques. Son fondateur Frederic Rappaz a sélectionné la crème des citations et quelques inédits, puis a classé
le tout par thèmes pour donner naissance à Entendu à Montréal, le livre, qui
est même préfacé par le romancier Christian Mistral. Publié par Amérik Média,
le livre est en vente dans toutes les bonnes librairies.

Tandis que le sérieux magazine L’actualité a perdu cette année plus de 100 000 lecteurs, Qu'est-ce
qui mijote vient déloger Coup de pouce, le magazine le plus lu au Québec depuis
des années, avec une augmentation spectaculaire de 160 000 lecteurs. C’est
du moins ce que j’ai retenu du sondage PMB 2008, sorti début avril. Qui plus
est, l’avancée spectaculaire en terme de lectorat de Qu'est-ce qui mijote, qui
devient le magazine le plus lu du Québec, survient durant la même année qui a vu naître le best-seller Le grand livre de la mijoteuse et autres livres sur même sujet. Comme je ne
sais pas s’il est vraiment question de mijoteuses dans ce magazine que je ne
connais que de nom, je n’en tirerai pas de conclusion. Toutefois, si quelqu’un
sait ce qui se passe avec les mijoteuses en ce moment, n’hésitez pas à nous l’expliquer
dans les commentaires. Voici le nouveau top 10 des magazines, selon leur
lectorat :
1.
2. 2. Coup de pouce (1 300 000 lecteurs)
3. 3. 7 Jours (1 121 000 lecteurs)
4 4. Sélection du Reader’s Digest (1 096 000 lecteurs)
5. 5. Touring (ang-français) (1 078 000 lecteurs)
6. 6. Châtelaine
(985 000 lecteurs)
7. 7. L’actualité (911 000 lecteurs)
8. 8. Les Idées de ma Maison (852 000 lecteurs)
9. 9. TV 7 Jours/TV Hebdo (837 000 lecteurs)
10. 10. Décoration Chez-Soi (822 000 lecteurs)


De la même manière que les agences de voyages vivent des moments difficiles depuis l’apparition des sites Internet libre-service tels qu’Expedia.ca, les agences de publicité s’apprêtent à vivre une période plus difficile encore. Tandis que les petites annonces sont drainées par les Kijiji et Craigslist (depuis peu disponible en français!) de ce monde et que les budgets publicitaires des médias traditionnels (télé, radio, imprimé) fondent au profit de la pub en ligne (à l’exception de l’affichage, qui se maintient), ADbargains propose maintenant aux annonceurs d’acheter des espaces publicitaires traditionnels et en ligne à même une plateforme qui n’est pas sans rappeler Google AdWords. L’entreprise canadienne, qui est basée à Toronto, permet notamment d’acheter des espaces publicitaires dans les principaux médias montréalais, dont notamment, au niveau de l’écrit, La Presse, Montreal Gazette, Journal de Montréal, Voir, Ici, 24 Heures… Bref, à peu près tous sauf Le Devoir.
Traiter directement avec les conseillers (lire vendeurs) publicitaires des différentes plateformes d’un même marché peut être long et fastidieux, ne serait-ce que pour obtenir leur grille tarifaire respective. Alors qu’on peut obtenir en quelques clics une colonne détaillant le lectorat et les tarifs publicitaires de différentes plateformes concurrentes, le besoin de traiter avec un intermédiaire, et de lui consentir une commission, se fait beaucoup moins criant. Malheureusement pour les agences, les entrepreneurs de ma génération risquent de leur préférer ce mode de fonctionnement à la fois pus familier et plus économique.
Dans le cadre de ces deux transactions, une portion du prix d'achat d'unAinsi, cette portion d'un seul des deux sites vaut à elle seule 65 000$ selon le cours de l'action de BV en vigueur aujourd'hui. Comme on ne sait pas quelle proportion cette «portion» représente ni de quel site il s'agit, le montant total de la transaction pourrait être immensément plus substantiel que l'hypothétique 100 000$, mais pourrait difficilement l'être moins.
des deux sites est payable en actions ordinaires du trésor de la société. A
cet effet, BRANCHEZ-VOUS! émettra 143 488 actions ordinaires au cours de
0,453 $ l'action.



À la
décharge de Métro, on peut arguer que les autres quotidiens agissent ainsi
lorsqu’ils abordent cette question cruciale du lectorat. Toutefois, il y a
mélange des genres lorsque les quotidiens publient ces chiffres d’un intérêt
tout relatif pour le grand public comme une nouvelle. Dans les faits, l’article
vise les annonceurs du quotidien, pour qui le nombre et le profil des lecteurs
sont les deux raisons pour lesquelles ils déboursent des milliers de dollars
pour voir apparaître leurs publicités. Dans une grille tarifaire destinée à
séduire les annonceurs potentiels ou dans une publicité qui leur est destinée,
trier les chiffres pour se mettre en valeur est de bonne guerre.
Toutefois, dans un quotidien qui se respecte, les sondages sur le lectorat ne devraient pas faire exception et, s’ils sont présentés dans un article, ils devraient faire valoir l’envers de la médaille. Le département de la publicité et l’éditeur ne pourraient sans doute pas le tolérer. Aussi, ces informations sur le lectorat devraient paraître sous la forme d’une publicité à laquelle personne ne pourrait reprocher de faire un tri de l’information.


Les
palmarès des ventes sont pour les auteurs et les éditeurs de livres une sorte
sommet à atteindre. Il s’agit en quelque sorte d’une consécration populaire et
démocratique, une «élection» qui se renouvelle chaque semaine, les
électeurs étant les consommateurs de livres. Mais au-delà de la consécration, l’espace
médiatique occupé par ces listes apporte aux livres qui y figurent une
visibilité susceptible d’influer sur leurs ventes.
Au Québec,
les deux palmarès qui font autorité sont ceux des deux principales chaînes de
librairies, soit celui de Renaud-Bray et celui d’Archambault. Cette semaine,
mon livre (Péladeau. Une histoire de vengeance, d’argent et de journaux) a
d’ailleurs la chance de figurer aux deux listes, en 36e place sur le
palmarès Renaud-Bray et en 9e dans la catégorie «ouvrage général» de
celui d’Archambault.
À cause de
l’importante part de marché occupée par Renaud-Bray (24 succursales)
et son exhaustivité (45 positions toutes catégories confondues), le palmarès de
Renaud-Bray a un certain prestige qui manque à son grand rival. Par ailleurs, sur
le plan médiatique, le palmarès d’Archambault (15 succursales) bénéficie d’une visibilité
extraordinaire. Propriété de Quebecor Media, Archambault peut se permettre de
publier son palmarès dans les médias du groupe tels que les quotidiens Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec et 24 heures, dans les hebdomadaires
ICI Montréal, Journal de
Trois-Rivières et Journal de
Sherbrooke et même à la télé, à TVA, dans le cadre de Salut Bonjour
Week-End. Le
palmarès Archambault est aussi publié dans le quotidien indépendant Le Devoir. Pour sa part, Renaud-Bray
publie chaque semaine son palmarès dans les quotidiens
Le Québec a
cela de particulier que les principaux palmarès des ventes sont produits par
des chaînes de librairies, puis publiés dans les journaux comme des publicités.
Ailleurs, ce sont les médias qui concoctent eux-mêmes leur propre palmarès. Au
Canada anglais, le palmarès du Globe and
Mail garde le haut du pavé, aux États-Unis, celui de New York Times est tout puissant et en France, celui de
l’hebdomadaire L’Express fait
référence. Même si je connais très bien les médias et l’industrie du livre, je
n’ai aucune explication à fournir sur cette particularité québécoise, si ce n’est
celle de la société distincte…
Deux
grosses nouvelles médias, qui nous arrivent ce matin, rejoignent à plusieurs
niveaux ce que j’avais déjà écrit sur ce blogue. Premièrement, Branchez-Vous! vient
de racheter Agence News, un réseau de sites Internet qui dont les deux
principaux actifs sont le site Internet numéro un en terme de nouvelles artistiques
au Québec, Showbizz.net, et le quotidien en ligne Matinternet, pour qui
travaillent à temps plein quelque cinq journalistes. Le président de
Branchez-Vous! Patrick Pierra avait-il lu mon billet qui traitait de l’absence
des grands hebdomadaires artistiques sur Internet?
Comme si ce
n’était pas assez, j’ai aussi appris hier, par l’entremise de l’excellent
magazine Internet LeStudio1, que l’hebdomadaire artistique de Claude J. Charron,
Drôle de coïncidence que ces deux nouvelles-là sortent presque en même temps! Profitez-en, chers amis des médias, l’abonnement
à mon blogue est gratuit!

Non, le
Journal n’a pas ramené sa célèbre « pin-up » de la page 7, car ce ne
sont pas ses lecteurs que le quotidien de la rue Frontenac veut débaucher, mes
les journalistes travaillant déjà pour d’autres publications. Plutôt que d’annoncer
sur des sites spécialisés ou de publier une offre d’emploi dans ses pages, le
Journal de Montréal a préféré publier un communiqué sur CNW-Telbec. Bien
entendu, aucun média ne publiera sa demande, mais les journalistes, ces filtres
de l’information, en prendront connaissance en parcourant leurs fils de presse.
C’est à ce niveau que le verbe « débaucher » s’applique, car seuls les
journalistes déjà en poste suivent les fils de presse; le Journal veut donc les
débaucher. Rédigé à la manière d’une annonce pour les forces armées, le
communiqué fait référence à ses enquêtes-chocs :
Attraper des pédophiles. Suivre la ministre des Transports, Julie Boulet. Révéler la facilité avec laquelle on peut travailler en anglais seulement dans les commerces du centre-ville de Montréal. Lever le voile sur le train de vie royal de Lise Thibault, à même les fonds publics. Infiltrer les zones interdites à l'aéroport Montréal-Trudeau. Filmer des voleurs de vélos. La vie des Raéliens. Les pires cours d'école... La preuve n'est plus à faire : Le Journal de Montréal se démarque de ses concurrents par ses enquêtes, ses dossiers et ses nombreuses primeurs. […]L'aventure vous intéresse? […]
Avec les salaires en vigueur au Journal, il n’y a pas de
doute que l’instinct d’enquêteur de plusieurs journalistes sera réveillé par
cette offre…
Fouineux.com,
un site Internet qui donne accès d’une même page aux principaux outils de
recherche utiles au Québécois moyen, s’est joint récemment au réseau Canoë.
D’autres sections ont aussi été ajoutées au dynamique site Internet, dont
«magasinage» et «recettes». Si le concept n’a rien de révolutionnaire sur le
plan technique, le caractère local et bien adapté au marché québécois du
concept semble avoir remporté un certain succès.
Que ce soit
pour chercher un mot grâce aux principaux dictionnaires francophones, trouver
un numéro de téléphone grâce aux annuaires comme Canada411 ou encore prendre
connaissance des films à l’affiche dans le cinéma de votre quartier,
Fouineux.com permet d’obtenir une réponse dans le temps de le dire. Si
Fouineux.com permettait en plus aux internautes de personnaliser leur page, le
site ferait sans aucun doute un tabac au Québec. Si je pouvais déplacer ou
supprimer certains modules du site Internet et y ajouter mes Fils RSS, par
exemple, j’en ferais sûrement ma page d’accueil, au détriment d’ iGoogle, que j’utilise
présentement. À part cette amélioration souhaitable, le site est très convivial
et très utile.

Les
quotidiens gratuits du métro, comme Métro
et 24 heures, qu’on nous remet en
main propre chaque matin, ne trompent personne. En étant gratuits et distribués
le matin devant et dans le métro, ils rejoignent un large public actif (ceux
qui prennent le métro le matin) et vendent de la publicité aux annonceurs qui
souhaitent le rejoindre. Toutefois, de plus en plus, les quotidiens supposément
payants tentent d’aller chercher une partie de ces lecteurs du métro, en distribuant
gratuitement l’édition du jour devant le métro. C’est le cas du quotidien The Gazette, qui est distribué de
manière intermittente devant plusieurs stations de métro de l’Ouest de
Montréal. La semaine dernière, on m’en a donné un exemplaire – une fois de plus
– devant la station de métro Lionel-Groulx.
Bien que je
ne sache pas à quand remonte cette pratique, je crois que que j’ai reçu mon
premier exemplaire «gracieux» de The
Gazette il y a un peu plus d’un an. Comme en fait foi l’image ci-dessus,
les exemplaires distribués gratuitement sont étampés «Compliments of – Gracieuseté
de – Empire Auctions – (514) 737-6586». Ainsi, le plus vieux quotidien au Canada encore publié aujourd’hui peut expliquer que le journal n’est pas donné,
mais vendu à rabais à Empire Auctions aux fins de distribution gratuite. Ainsi
formulé, cette pratique n’a rien de nouveau et rejoint celle, vieille comme
l’aviation elle-même, de distribuer gratuitement un quotidien aux passagers d’une
compagnie aérienne.
La
circonstance qui m’a poussé à écrire ce billet est que, le même jour où on m’a
donné The Gazette, on distribuait le Journal de Montréal gratuitement devant
le métro Pie-IX, d’où je sortais exceptionnellement pour une entrevue à CIBL.
Je savais que le Journal de Montréal
était parfois donné dans certains cinémas, dans plusieurs ventes trottoirs et à
l’occasion de plusieurs autres événements. Toutefois, dans ces circonstances,
il était offert dans un sac plastique et il était évident qu’il s’agissait
d’une commandite. La semaine dernière, par contre, le Journal de Montréal était distribué gratuitement devant le métro sans sac ni étampe,
de la même manière que le quotidien gratuit de Quebecor Media, 24 heures, l’est chaque matin. Est-ce
une bavure? Cela me surprendrait. Cette pratique sera de plus en plus
significative, jusqu’à ce que les quotidiens payants deviennent carrément
gratuits. Ce n’est pas de la science-fiction, puisqu’aujourd’hui même,
Transcontinental annonçait la fermeture du quotidien The Daily News à Halifax, dans le but d’y implanter un quotidien Métro, dont le premier numéro paraîtra
dès jeudi prochain…
Si on vous
a déjà donné un quotidien payant devant ou dans le métro, je vous invite à
témoigner de votre expérience dans les commentaires.
[Note «pas
rapport» : J’aurais aimé écrire ce billet au courant de la semaine
dernière, mais j’ai l’impression de ne pas en avoir eu le temps. Des blogueurs
comme Vincent Abry, Steve Faguy et Dominic Arpin me désespèrent en cela qu’ils
réussissent à publier trois, quatre et même cinq billets pertinents par jour.
Vous n’êtes que des machines! Je connais votre secret.¨]
Durant le
Yulblog d’hier soir, j’ai aussi eu l’occasion de discuter avec Émile Girard,
Gérand d’estrade, mais surtout, grand patron de Fanatique.ca. Il m’a fait part
de son doute qu’une entreprise médiatique web (qui produit du contenu) puisse
générer autant de profit que les journaux ou les magazines à l’époque où ils régnaient
en rois et maîtres sur l’information écrite. Selon lui, la croissance
fulgurante du budget publicitaire global dépensé sur Internet augmente moins
rapidement que le nombre de sites Internet qui visent à aller chercher une part
du gâteau. C’est un constat troublant que faisait hier cet entrepreneur lucide.
Surveillez-le, il représente en quelque sorte la relève d’une certaine
industrie en crise.

Steve Faguy,
alias Fagstein sur son blogue, est un journaliste professionnel et un blogueur
pour le moins prolifique. Accroc à son blogue, qui traite essentiellement du
Québec et des médias montréalais et canadiens, j’ai voulu percer ce mystère qui
blogue en lui posant quelques questions.
Je vois apparaître des billets sur votre
blogue à minuit, deux heures du
matin et parfois même quatre heures. Êtes-vous une sorte de
blogueur compulsif? Comment faites-vous pour concilier le
métier de journaliste à temps plein et celui de blogueur
24 heures sur 24 ?
Pas si compulsif que ça. Je travaille plutôt les soirées,
des fois jusqu'a 1 h 30 du matin. Je dors entre 4 h et 12 h le matin et, des fois,
la dernière chose que je fais avant de dormir, c'est finir un billet pour le
blogue. Durant la journée, je fais ma recherche en lisant des douzaines (même
des centaines) de blogues et d’articles des journaux. La plupart des idées pour
ces billets me viennent de ces lectures. Ainsi, je ne suis ni journaliste à temps plein (je travaille environ trois jours
par semaine pour The Gazette
maintenant, avec peut-être un article par semaine comme pigiste), ni blogueur 24
h/24 (je me lève presque jamais avant 11 h).
Quand et pourquoi
avez-vous décidé de commencer à bloguer?
J'ai commencé sur LiveJournal, avec un blogue personnel pour moi et mes amis, mais j'avais toujours des opinions sur les médias et des autres idées que je voulais publier pour le grand public. Je voudrais aussi créer un «brand» comme pigiste et avoir une place pour mes articles. J'ai commencé Fagstein en février 2007.
Qu'est-ce que vous publiez sur votre blogue
et que vous ne publieriez pas
dans les médias traditionnels et vice-versa?
Ça, je ne le sais pas, parce que je n'ai pas le contrôle
d'un média traditionnel. Je fais des liens vers des articles sur mon blogue (la
section «My Articles»). Des fois, ça arrive que je trouve une idée d’article
dans mes billets. La différence entre les deux, c'est ce dont ils ont besoin.
Le journal a besoin d’articles d'un certain genre, mais je peux publier ce que
je veux sur mon blogue.
Quel logiciel utilisez-vous
pour bloguer? Pourquoi avez-vous abandonné Blogger?
J'utilise WordPress sur mon propre site. Je l'ai transféré
de Blogger en mars après avoir crée un site sur fagstein.com.
Est-ce que vous croyez
qu'un blogueur montréalais comme vous pourra gagner sa vie en bloguant dans un
futur rapproché, et ce, tout en restant indépendant des
groupes de presse?
Non. Je ne connais personne ici qui peut gagner une vie
seulement en bloguant. C'est seulement les blogues les plus populaires (le top
100 au monde) qui permettent de faire cela. Et mon blogue a un public cible
assez restreint : les Montréalais anglos qui s'intéressent aux médias, à moi ou
aux nouvelles de la ville. J'ai beaucoup de lecteurs, mais ça en prend au moins
10 fois, même 100 fois plus avant que je vois du vrai argent avec des pubs.
Croyez-vous que le blogue
en tant que média est là pour rester ou qu'il
s'agit d'un média transitoire?
Le blogue, ce n'est rien de spécial. C'est une plateforme,
un logiciel qui nous aide à publier des textes. C'est ce qu'on fait avec qui
est important. Les blogues donnent à tout le monde la capacité de publier. La
plupart d’entre eux ne sont pas intéressants du tout, mais c'est facile de
trouver des sites avec des idées stupéfiantes ( PostSecret, Strange Maps, Indexed,
lolsecretz, etc.).
En terminant, quel est le
plus grand plaisir que vous éprouvez en bloguant?
J'aime parler. J'aime quand les gens parlent de moi. J'aime aussi
exprimer ma créativité.
Votre plus grand inconfort?
Parler des médias quand je travaille pour l’un d’entre eux, c'est difficile.
C'est un conflit d’intérêts et il faut marcher sur une ligne très étroite, qui
se situe entre l’ignorer et lui donner trop d'attention, entre le juger