Le blogue sur les médias et l'édition de Julien Brault
Le blogue sur les médias et l'édition de Julien Brault

Montréal, la ville où il fait bon de vivre en 2009

Pratiquement à l'abri de la crise économique, du moins si on la compare aux autres métropoles nord-américaines, Montréal a vraiment tout pour devenir la ville numéro 1 où il fait bon de vivre en 2009 sur le site spécialisé AskMen. Pourtant, à l'heure actuelle, Montréal n'est qu'en 20e position... Je vous invite donc tous à aller voter sur le site en question. Comme mon blogue n'est plus vraiment lu, je ne changerai pas les choses, mais j'en appelle à la communauté des blogueurs influents de Montréal d'inciter leurs nombreux visiteurs à voter pour Montréal. Un petit effort, les LeStudio1, Fagstein, Patrick Lagacé, Dominic Arpin, Vincent Abry, Martine Pagé et compagnie. Si chacun d'entre vous incitait leur monde à voter pour Montréal, la première position serait dans la poche (je pense).

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Entendu à Montréal 2009




Entendu à Montréal
, après être devenu un livre préfacé par Christian Mistral en 2008, est devenu un annuel dont l'édition 2009 a été préfacée par Yves Beauchemin. Dans la vidéo ci-dessus, vous pourrez entendre le créateur et l'âme d'Entendu à Montréal Frederic Rappaz, ses comparses du site Internet de même que l'illustrateur Jean-Daniel Picard. Pour ceux qui sont attentifs, vous pourrez peut-être y reconnaître furtivement Christian Mistral et moi-même. Yves Beauchemin, convalescent à cause du triste événement que l'on sait, n'était pas là. La vidéo est tirée du nouveau site Internet Montréal sur le net.

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Papier électronique : voyage dans le futur avec Éric Le Ray

Comme je n'ai pas le temps d'alimenter se blogue, je republie ici une entrevue avec Éric Le Ray, initialement réalisée pour le magazine Livre d'ici, mais qui soulève des questions pour l'ensemble des industries qui dépendent des imprimés  :


 

Éric Le Ray, qui a piloté l’ouvrage collectif La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique, n’en est pas à ses premières réflexions sur la révolution à laquelle doivent faire face les médias papiers. Même si on a vu disparaître en 2008 nombre de publications papiers, souvent au profit de leur pendant Internet, et que ce phénomène devrait s’intensifier en 2009, Éric Le Ray s’intéresse à la question depuis plus d’une décennie. Livre d’ici a rencontré le docteur, dont le dernier ouvrage a été publié aux Presses de l’Université de Montréal en novembre dernier.

 

De l’imprimé au numérique

 

Officiellement écrit sous la direction d’Éric Le Ray et du professeur de communications à la retraite, Jean Paul Lafrance, La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique est avant tout le projet d’Éric LeRay. Les enjeux dont traite ce livre sont ceux-là mêmes qui ont préoccupé le long parcours universitaire de Le Ray. Ce dernier, qui fut formé au métier d’imprimeur à l’école Estienne de Paris, a eu la révélation de sa vie lorsqu’il est tombé sur les livres du Canadien Marshall McLuhan : « J’ai dévoré Understanding Media et Gutenberg Galaxy. Ç’a été l’élément déclencheur qui m’a poussé à suivre les traces de McLuhan au Canada et à m’inscrire en communications à l’université ParisVIII-Vincennes à Sainte-Denis en France, puis à l’UQAM au Québec », évoque Éric Le Ray.

 

Ensuite, c’est à à la Sorbonne, à Paris, qu’Éric Le Ray poursuivra ses études de doctorat. Huit ans plus tard, sa thèse de doctorat sur le fondateur de la presse moderne Marinoni déposée, il revient au Québec poursuivre des études postdoctorales à l’Université de Sherbrooke, auprès de Jacques Michon à la Chaire de recherche du Canada en histoire du livre et de l’édition. En septembre 2006, au campus de Longueuil de l’Université Sherbrooke, Le Ray présente un colloque portant sur La bataille de l’imprimé à l’ère du numérique, colloque qui servira de point de départ à l’ouvrage collectif. Les intervenants sont autant issus du milieu universitaire que professionnel : « Je trouve important que les universitaires ne débattent pas uniquement entre eux », explique Éric Le Ray.

 

Parmi la trentaine d’auteurs qui ont signé un texte dans l’ouvrage collectif, mentionnons Bernard Descôteaux, du quotidien Le Devoir, Hervé Foulon, des Éditions Hurtubise-HMH, Denis Vaugeois, de Septentrion, Jacques Michon, de l’Université de Sherbrooke et Jean-Paul Baillargeon, chercheur retraité de l’INRS. Ce qui ressort de cette brochette de textes, qui sont pour la plupart limpides, c’est la mise en perspective de la révolution industrielle et sociale que cause la migration des médias au sens large du papier vers un support immatériel, qu’il s’appelle Internet, cellulaire ou papier électronique. Grâce à une profondeur historique, qui nous fait revisiter l’histoire des imprimés de Gutenberg à nos jours, l’ouvrage piloté par Éric Le Ray se positionne au dessus de la mêlée des alarmistes geignards et des futurologues fantaisistes. 

 

De Gutenberg à Xerox

 

«Lorsque Guntenberg a inventé la typographie, il a commencé par imiter l’écriture manuscrite des calligraphes pour les transposer sur les caractères métalliques mobiles utilisés par les premiers maîtres imprimeurs », relate Éric Le Ray. «La technologie dominante de l’époque, c’était le recours à des copistes, mais le nombre de copistes nécessaires devenant trop imposant, il a fallu trouver un moyen plus efficace», continue Éric Le Ray. Ce dernier compare les débuts de l’imprimerie à ceux du papier électronique, dont un bon exemple est le lecteur d’Amazon, le Kindle, qui fait figure de précurseur auprès des masses en Amérique du Nord : «Tout, que ce soit son usage, c’est-à-dire lire un livre, ou son design, est fait pour évoquer le livre. Sa couleur, le banc, et son emballage, qui prend la forme d’un livre, imitent également le livre tradiotionnel.» Ainsi, de la même manière que l’imprimerie a développé sa propre typographie, Éric Le Ray prévoit que le papier électronique développera son propre langage.

 

Éric Le Ray traite aussi de l’impression numérique, qui a peu à voir avec le papier numérique, mais qui, depuis quelques années, transforme l’industrie de l’imprimerie beaucoup plus que le papier numérique ne l’a encore fait : « L’invention de l’imprimerie a d’abord permis de reproduire les livres, qui existaient déjà, de manière beaucoup plus rapide. Les techniques ont évolué et l’imprimerie a donné naissance à la presse, un concept qui était impensable à l’époque des copistes. Avec l’introduction des presses rotatives de Marinoni, puis des presses offset, on a été capable de produire de plus en plus avec de moins en moins d’interventions humaines dans la chaîne graphique. » Pour Éric Le Ray, l’impression numérique, où les étapes du prépresse, de l’impression et de la finition sont fusionnées en une seule, constitue l’aboutissement logique de l’évolution de l’imprimerie.

 

L’imprimerie numérique, qui permet aussi la personnalisation de imprimé en fonction de son destinataire, une caractéristique qui fait la force d’Internet, est sans doute la dernière évolution possible de l’imprimerie : « Avec l’impression numérique, on parle encore d’évolution. Par contre, avec le papier numérique, on peut parler de révolution », explique Éric Le Ray. Étonnamment, contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’invention de ce qu’on appelle papier électronique, dont le brevet est géré par la société E-Ink du M.I.T., n’est pas une invention récente : «Le papier électronique a été développé à Pao Alto, le centre recherche de Xerox, en 1972 par l’ingénieur Nick Sheridon. À cette époque, où le concept d’ordinateur personnel était encore vague et où le web n’existait que sous la forme d’un projet, Xerox n’était pas intéressé. Ils n’y voyaient pas d’application commerciale. Elle vendit son brevet en 1996 au MIT, qui créa la société E-Ink par la suite»

 

Le futur du papier

 

Éric Le Ray, qui observe une tendance lourde vers la dématérialisation des contenus, n’a par ailleurs pas de crainte quant à l’avenir du papier bien réel : « Si le tirage des journaux et même des magazines est en baisse dans certaines parties du monde et que de plus en plus de documents sont transmis par Internet, on n’a jamais autant consommé de papier dans l’histoire de l’humanité. Cela s’explique, entre autres, par le fait qu’on imprime plus que jamais sur les imprimantes personnelles et que les pays émergents utilisent de plus en plus de papier. »

 

Malgré tout, c’est clair dans l’esprit d’Éric Le Ray, tant la presse écrite que les livres abandonneront éventuellement le support papier au profit des appareils électroniques et du papier électronique : « Les études démontrent qu’à cause de la lumière émise par les écrans, il est plus fatigant pour l’œil humain de lire longtemps sur un écran, quoique les comportements changent rapidement en matière d’habitudes de lecture. Le papier électronique ne réverbère par la lumière, car il n’est pas rétro-éclairé et, en plus, ne consomme que très peu d’électricité », explique Éric Le Ray.

 

Pour l’instant commercialisé sous la forme de livre électronique rigide, comme le Kindle d’Amazon ou le PRS-505 de Sony, le papier électronique a, sur le plan technique, un potentiel immense : « Pour l’instant, on est limité au noir et blanc, mais il y a déjà des prototypes qui permettent d’afficher la couleur et où l’on pourra avoir du son, de la vidéo et de l’interactivité associé avec de l’hyper-texte. C’est également une technologie qui permet de produire des appareils minces et flexibles comme une feuille de papier, mais rien de tel n’a encore été commercialisé. » Ainsi, malgré le succès relatif du Kindle aux États-Unis, le papier électronique n’en serait qu’à ses débuts.

 

« Le cellulaire devient un appareil multifonction et les ordinateurs sont de plus en plus mince et petits. On se dirige vers un appareil portatif à tout faire. Donc, on peut imaginer qu’à terme, il sera possible d’avoir une technologie de papier électronique superposée à un écran plus traditionnel, qui permettrait d’aller sur Internet, de prendre des photos, d’envoyer des courriels, d’écouter de la musique, etc. », entrevoit Éric Le Ray. Entre-temps, le chercheur associé au département des communications de l’UQÀM planche sur l’organisation d’un second colloque, qui aura lieu le 12 mars 2009, au Cnam, à Paris, et qui portera notamment sur les nouveaux modèles d’affaires des industrie qui dépendent de l’imprimé.


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Ruefontenac.com à propos de Sports Illustrated

Sans doute à tort, j'ai présumé, depuis le début des frictions entre la direction du Journal de Montréal et le syndicat que les journalistes du quotidien de la rue Frontenac ne comprenaient pas l'ampleur de la mutation en cours dans l'univers des médias et, plus particulièrement, dans celui des publications imprimées. Cet article de Guy Madore, journaliste en lock-out (et en grève) du Journal de Montréal, traite de la diversification des revenus de l'hebdomadaire américain Sports Illustrated, dont 15% des revenus annuels proviennent de l'édition «Swimsuit», un unique numéro très propulaire qui sort en février, 30% de droits dérivés et de produits multimédias et 10% d'activités de marketing événementiel. Plus de la moitié des revenus du magazine provient ainsi d'une autre source que du désormais caduc couple revenu de tirage/publicité, si on exclut de cette catégorie la très profitable édition spéciale mettant en scène des demoiselles en bikini. De quoi, il me semble, faire réfléchir le syndicat... et la direction.

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«Je suis pas un caniche» : Lock out au Journal de Montréal




Le premier arrêt de travail au Journal de Montréal, qu'on subodorait déjà depuis plusieurs mois, est maintenant commencé. Il s'agit d'un lock out sur le modèle de celui qui a eu lieu au Journal de Québec, dans la mesure ou Quebecor Media continuera à publier le quotidien jour après jour sans l'apport des employés. Le conflit s'annonce encore plus long que celui du JDQ (j'espère que je me trompe), car le Journal de Montréal n'est pas le Journal de Québec. Ses employés sont très bien payés et ont su être très persuasifs, ayant même parfois eu recours au vandalisme et à l'intimidation, dans leurs négociations précédentes. Pierre Péladeau finissait toujours par régler en leur faveur, passant par dessus ceux qui étaient en charge des négociations. Parce qu'il était généreux? Non, parce qu'il avait lancé son premier quotidien pendant un arrêt de travail à La Presse et qu'il avait vu le Montréal Matin, un tabloïd similaire au sien, périr à cause d'une grève. De plus, avec deux quotidiens gratuits se disputant le public montréalais, il serait surprenant que les employés en grève ne lancent un quotidien gratuit ; ils ont préféré lancer un site Internet. Finalement, tout étant une question d'argent, le tirage du Journal ayant substantiellement diminué, il n'est dorénavant plus un intouchable.

Pour plus d'info, vous pouvez consulter Les Affaires, Cyberpresse, Argent (Quebecor Media), le merveilleux blogue de Steve Proulx ou encore l'époustouflante machine à bloguer Fagstein. Même Le Monde en parle!

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Stage d'été à La Presse




Ceux qui ont envie d'exercer le noble métier de journaliste chez la dame très fréquentable de la rue Saint-Jacques, communément appelée La Presse, peuvent envoyer leur candidature pour le stage d'été 2009, qui dure de juin à août. Il s'agit d'une excellente manière de remplacer les journalistes syndiqués alors que l'actualité est vide et que ces derniers se font dorer la couenne au soleil d'apprendre le métier. Chaque été, plusieurs stagiaires restent d'ailleurs à l'emploi du quotidien.

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Virgin Radio arrive à Montréal

Mix 96, de Montréal, devient aujourd’hui officiellement Virgin Radio, venant ainsi rejoindre les rangs d’une famille comptant des postes en Inde, à Dubaï, en Italie et en France. Le propriétaire de Mix 96, Astral Media, a déjà converti Mix 99, de Toronto, en Virgin Radio avec un certain succès. D’ailleurs, c’est le concept de Virgin Radio ; il s’agit d’une marque forte que les propriétaires de stations de radio de partout dans le monde peuvent «louer», sous forme de franchise, afin de redonner du souffle à leur station tout en réduisant leurs coûts.

La marque Virgin, du milliardaire excentrique Richard Branson, a une valeur telle que Virgin Group opère de moins en moins les compagnies qui portent son nom, se contentant de « prêter sa marque » à un «joint venture» (pardonnez l’anglicisme) dont elle n’a qu’une part minoritaire. Contrairement au grand Fagstein, je ne dirais toutefois pas que Virgin Radio est le McDonald de la radio.

Quoi qu’il en soit, depuis quelques mois, il n’y a plus de Virgin Radio dans la mère patrie de Branson, la Virgin Radio de Londres ayant changé de nom pour celui d’Absolute Radio après le rachat de la station par Times of India Group. Selon cet article du Guardian, Virgin Radio n’était pas tenu en haute estime par les Anglais…

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amerikjobs.com, un nouveau site d'emplois pour les pros des communications et du marketing


Je lance la version bêta d’amerikjobs.com, un site d’emplois destiné aux professionnels des communications et du marketing. Pourquoi? Ce n'est pas que je sois à la recherche d’un emploi, mais je me souviens de ma mauvaise expérience avec les sites où l’on doit absolument répondre à mille et une questions avant d’avoir accès aux offres, tels que Joboom ou Workopolis. Sur amerikjobs.com, les offres d’emplois sont toutes sur la page d’accueil ; il ne reste qu’à y répondre. Également, la présence d’un fil RSS des offres d’emplois permet à ceux qui ne cherchent pas, mais qui sont toujours à l’affût, de garder un œil sur le marché de l’emploi en ajoutant ledit fil RSS à leur agrégateur. L’autre raison, c’est que je voulais utiliser mes toutes nouvelles compétences après avoir lu Wordpress for dummies durant le temps des fêtes.

P.-S. Comme le site est en démarrage, je suis disposé à ajouter votre site/blogue en lien sur la page d’accueil, à la condition que vous ajoutiez à votre tour ce nouveau site à vos liens.

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Péril en la demeure au New York Times?