Le blogue sur les médias et l'édition de Julien Brault
Le blogue sur les médias et l'édition de Julien Brault

Le danger d'interférence avec les avions et les vieux journaux

Je suis présentement plongé dans les microfilms, où j'épluche les quotidiens des années 1960 et 1970. Ce qui me frappe, c'est à quel point les débats publics sont semblables à ceux qui défraient présentement nos manchettes. Entre autres choses, j'ai lu des articles sur la fin des médias de masse, sur le réchauffement climatique et c'est sans mentionner les omniprésentes pubs de LPS et de l'Institut linguistique, qui veulent nous apprendre à converser en anglais depuis des lustres. Je vous laisse sur cette brève, tirée d'une dépêche de Presse canadienne publiée à la page 7 du Devoir du 19 février 1970 , évoquant le danger d'interférence avec les avions que pouvaient receler les immenses tours du Wold Trade Center, qui n'avaient pas encore vu le jour... 




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Montréal, la ville où il fait bon de vivre en 2009

Pratiquement à l'abri de la crise économique, du moins si on la compare aux autres métropoles nord-américaines, Montréal a vraiment tout pour devenir la ville numéro 1 où il fait bon de vivre en 2009 sur le site spécialisé AskMen. Pourtant, à l'heure actuelle, Montréal n'est qu'en 20e position... Je vous invite donc tous à aller voter sur le site en question. Comme mon blogue n'est plus vraiment lu, je ne changerai pas les choses, mais j'en appelle à la communauté des blogueurs influents de Montréal d'inciter leurs nombreux visiteurs à voter pour Montréal. Un petit effort, les LeStudio1, Fagstein, Patrick Lagacé, Dominic Arpin, Vincent Abry, Martine Pagé et compagnie. Si chacun d'entre vous incitait leur monde à voter pour Montréal, la première position serait dans la poche (je pense).

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Entendu à Montréal 2009




Entendu à Montréal
, après être devenu un livre préfacé par Christian Mistral en 2008, est devenu un annuel dont l'édition 2009 a été préfacée par Yves Beauchemin. Dans la vidéo ci-dessus, vous pourrez entendre le créateur et l'âme d'Entendu à Montréal Frederic Rappaz, ses comparses du site Internet de même que l'illustrateur Jean-Daniel Picard. Pour ceux qui sont attentifs, vous pourrez peut-être y reconnaître furtivement Christian Mistral et moi-même. Yves Beauchemin, convalescent à cause du triste événement que l'on sait, n'était pas là. La vidéo est tirée du nouveau site Internet Montréal sur le net.

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Papier électronique : voyage dans le futur avec Éric Le Ray

Comme je n'ai pas le temps d'alimenter se blogue, je republie ici une entrevue avec Éric Le Ray, initialement réalisée pour le magazine Livre d'ici, mais qui soulève des questions pour l'ensemble des industries qui dépendent des imprimés  :


 

Éric Le Ray, qui a piloté l’ouvrage collectif La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique, n’en est pas à ses premières réflexions sur la révolution à laquelle doivent faire face les médias papiers. Même si on a vu disparaître en 2008 nombre de publications papiers, souvent au profit de leur pendant Internet, et que ce phénomène devrait s’intensifier en 2009, Éric Le Ray s’intéresse à la question depuis plus d’une décennie. Livre d’ici a rencontré le docteur, dont le dernier ouvrage a été publié aux Presses de l’Université de Montréal en novembre dernier.

 

De l’imprimé au numérique

 

Officiellement écrit sous la direction d’Éric Le Ray et du professeur de communications à la retraite, Jean Paul Lafrance, La bataille de l’imprimé à l’ère du papier électronique est avant tout le projet d’Éric LeRay. Les enjeux dont traite ce livre sont ceux-là mêmes qui ont préoccupé le long parcours universitaire de Le Ray. Ce dernier, qui fut formé au métier d’imprimeur à l’école Estienne de Paris, a eu la révélation de sa vie lorsqu’il est tombé sur les livres du Canadien Marshall McLuhan : « J’ai dévoré Understanding Media et Gutenberg Galaxy. Ç’a été l’élément déclencheur qui m’a poussé à suivre les traces de McLuhan au Canada et à m’inscrire en communications à l’université ParisVIII-Vincennes à Sainte-Denis en France, puis à l’UQAM au Québec », évoque Éric Le Ray.

 

Ensuite, c’est à à la Sorbonne, à Paris, qu’Éric Le Ray poursuivra ses études de doctorat. Huit ans plus tard, sa thèse de doctorat sur le fondateur de la presse moderne Marinoni déposée, il revient au Québec poursuivre des études postdoctorales à l’Université de Sherbrooke, auprès de Jacques Michon à la Chaire de recherche du Canada en histoire du livre et de l’édition. En septembre 2006, au campus de Longueuil de l’Université Sherbrooke, Le Ray présente un colloque portant sur La bataille de l’imprimé à l’ère du numérique, colloque qui servira de point de départ à l’ouvrage collectif. Les intervenants sont autant issus du milieu universitaire que professionnel : « Je trouve important que les universitaires ne débattent pas uniquement entre eux », explique Éric Le Ray.

 

Parmi la trentaine d’auteurs qui ont signé un texte dans l’ouvrage collectif, mentionnons Bernard Descôteaux, du quotidien Le Devoir, Hervé Foulon, des Éditions Hurtubise-HMH, Denis Vaugeois, de Septentrion, Jacques Michon, de l’Université de Sherbrooke et Jean-Paul Baillargeon, chercheur retraité de l’INRS. Ce qui ressort de cette brochette de textes, qui sont pour la plupart limpides, c’est la mise en perspective de la révolution industrielle et sociale que cause la migration des médias au sens large du papier vers un support immatériel, qu’il s’appelle Internet, cellulaire ou papier électronique. Grâce à une profondeur historique, qui nous fait revisiter l’histoire des imprimés de Gutenberg à nos jours, l’ouvrage piloté par Éric Le Ray se positionne au dessus de la mêlée des alarmistes geignards et des futurologues fantaisistes. 

 

De Gutenberg à Xerox

 

«Lorsque Guntenberg a inventé la typographie, il a commencé par imiter l’écriture manuscrite des calligraphes pour les transposer sur les caractères métalliques mobiles utilisés par les premiers maîtres imprimeurs », relate Éric Le Ray. «La technologie dominante de l’époque, c’était le recours à des copistes, mais le nombre de copistes nécessaires devenant trop imposant, il a fallu trouver un moyen plus efficace», continue Éric Le Ray. Ce dernier compare les débuts de l’imprimerie à ceux du papier électronique, dont un bon exemple est le lecteur d’Amazon, le Kindle, qui fait figure de précurseur auprès des masses en Amérique du Nord : «Tout, que ce soit son usage, c’est-à-dire lire un livre, ou son design, est fait pour évoquer le livre. Sa couleur, le banc, et son emballage, qui prend la forme d’un livre, imitent également le livre tradiotionnel.» Ainsi, de la même manière que l’imprimerie a développé sa propre typographie, Éric Le Ray prévoit que le papier électronique développera son propre langage.

 

Éric Le Ray traite aussi de l’impression numérique, qui a peu à voir avec le papier numérique, mais qui, depuis quelques années, transforme l’industrie de l’imprimerie beaucoup plus que le papier numérique ne l’a encore fait : « L’invention de l’imprimerie a d’abord permis de reproduire les livres, qui existaient déjà, de manière beaucoup plus rapide. Les techniques ont évolué et l’imprimerie a donné naissance à la presse, un concept qui était impensable à l’époque des copistes. Avec l’introduction des presses rotatives de Marinoni, puis des presses offset, on a été capable de produire de plus en plus avec de moins en moins d’interventions humaines dans la chaîne graphique. » Pour Éric Le Ray, l’impression numérique, où les étapes du prépresse, de l’impression et de la finition sont fusionnées en une seule, constitue l’aboutissement logique de l’évolution de l’imprimerie.

 

L’imprimerie numérique, qui permet aussi la personnalisation de imprimé en fonction de son destinataire, une caractéristique qui fait la force d’Internet, est sans doute la dernière évolution possible de l’imprimerie : « Avec l’impression numérique, on parle encore d’évolution. Par contre, avec le papier numérique, on peut parler de révolution », explique Éric Le Ray. Étonnamment, contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’invention de ce qu’on appelle papier électronique, dont le brevet est géré par la société E-Ink du M.I.T., n’est pas une invention récente : «Le papier électronique a été développé à Pao Alto, le centre recherche de Xerox, en 1972 par l’ingénieur Nick Sheridon. À cette époque, où le concept d’ordinateur personnel était encore vague et où le web n’existait que sous la forme d’un projet, Xerox n’était pas intéressé. Ils n’y voyaient pas d’application commerciale. Elle vendit son brevet en 1996 au MIT, qui créa la société E-Ink par la suite»

 

Le futur du papier

 

Éric Le Ray, qui observe une tendance lourde vers la dématérialisation des contenus, n’a par ailleurs pas de crainte quant à l’avenir du papier bien réel : « Si le tirage des journaux et même des magazines est en baisse dans certaines parties du monde et que de plus en plus de documents sont transmis par Internet, on n’a jamais autant consommé de papier dans l’histoire de l’humanité. Cela s’explique, entre autres, par le fait qu’on imprime plus que jamais sur les imprimantes personnelles et que les pays émergents utilisent de plus en plus de papier. »

 

Malgré tout, c’est clair dans l’esprit d’Éric Le Ray, tant la presse écrite que les livres abandonneront éventuellement le support papier au profit des appareils électroniques et du papier électronique : « Les études démontrent qu’à cause de la lumière émise par les écrans, il est plus fatigant pour l’œil humain de lire longtemps sur un écran, quoique les comportements changent rapidement en matière d’habitudes de lecture. Le papier électronique ne réverbère par la lumière, car il n’est pas rétro-éclairé et, en plus, ne consomme que très peu d’électricité », explique Éric Le Ray.

 

Pour l’instant commercialisé sous la forme de livre électronique rigide, comme le Kindle d’Amazon ou le PRS-505 de Sony, le papier électronique a, sur le plan technique, un potentiel immense : « Pour l’instant, on est limité au noir et blanc, mais il y a déjà des prototypes qui permettent d’afficher la couleur et où l’on pourra avoir du son, de la vidéo et de l’interactivité associé avec de l’hyper-texte. C’est également une technologie qui permet de produire des appareils minces et flexibles comme une feuille de papier, mais rien de tel n’a encore été commercialisé. » Ainsi, malgré le succès relatif du Kindle aux États-Unis, le papier électronique n’en serait qu’à ses débuts.

 

« Le cellulaire devient un appareil multifonction et les ordinateurs sont de plus en plus mince et petits. On se dirige vers un appareil portatif à tout faire. Donc, on peut imaginer qu’à terme, il sera possible d’avoir une technologie de papier électronique superposée à un écran plus traditionnel, qui permettrait d’aller sur Internet, de prendre des photos, d’envoyer des courriels, d’écouter de la musique, etc. », entrevoit Éric Le Ray. Entre-temps, le chercheur associé au département des communications de l’UQÀM planche sur l’organisation d’un second colloque, qui aura lieu le 12 mars 2009, au Cnam, à Paris, et qui portera notamment sur les nouveaux modèles d’affaires des industrie qui dépendent de l’imprimé.


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Ruefontenac.com à propos de Sports Illustrated

Sans doute à tort, j'ai présumé, depuis le début des frictions entre la direction du Journal de Montréal et le syndicat que les journalistes du quotidien de la rue Frontenac ne comprenaient pas l'ampleur de la mutation en cours dans l'univers des médias et, plus particulièrement, dans celui des publications imprimées. Cet article de Guy Madore, journaliste en lock-out (et en grève) du Journal de Montréal, traite de la diversification des revenus de l'hebdomadaire américain Sports Illustrated, dont 15% des revenus annuels proviennent de l'édition «Swimsuit», un unique numéro très propulaire qui sort en février, 30% de droits dérivés et de produits multimédias et 10% d'activités de marketing événementiel. Plus de la moitié des revenus du magazine provient ainsi d'une autre source que du désormais caduc couple revenu de tirage/publicité, si on exclut de cette catégorie la très profitable édition spéciale mettant en scène des demoiselles en bikini. De quoi, il me semble, faire réfléchir le syndicat... et la direction.

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«Je suis pas un caniche» : Lock out au Journal de Montréal




Le premier arrêt de travail au Journal de Montréal, qu'on subodorait déjà depuis plusieurs mois, est maintenant commencé. Il s'agit d'un lock out sur le modèle de celui qui a eu lieu au Journal de Québec, dans la mesure ou Quebecor Media continuera à publier le quotidien jour après jour sans l'apport des employés. Le conflit s'annonce encore plus long que celui du JDQ (j'espère que je me trompe), car le Journal de Montréal n'est pas le Journal de Québec. Ses employés sont très bien payés et ont su être très persuasifs, ayant même parfois eu recours au vandalisme et à l'intimidation, dans leurs négociations précédentes. Pierre Péladeau finissait toujours par régler en leur faveur, passant par dessus ceux qui étaient en charge des négociations. Parce qu'il était généreux? Non, parce qu'il avait lancé son premier quotidien pendant un arrêt de travail à La Presse et qu'il avait vu le Montréal Matin, un tabloïd similaire au sien, périr à cause d'une grève. De plus, avec deux quotidiens gratuits se disputant le public montréalais, il serait surprenant que les employés en grève ne lancent un quotidien gratuit ; ils ont préféré lancer un site Internet. Finalement, tout étant une question d'argent, le tirage du Journal ayant substantiellement diminué, il n'est dorénavant plus un intouchable.

Pour plus d'info, vous pouvez consulter Les Affaires, Cyberpresse, Argent (Quebecor Media), le merveilleux blogue de Steve Proulx ou encore l'époustouflante machine à bloguer Fagstein. Même Le Monde en parle!

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Stage d'été à La Presse




Ceux qui ont envie d'exercer le noble métier de journaliste chez la dame très fréquentable de la rue Saint-Jacques, communément appelée La Presse, peuvent envoyer leur candidature pour le stage d'été 2009, qui dure de juin à août. Il s'agit d'une excellente manière de remplacer les journalistes syndiqués alors que l'actualité est vide et que ces derniers se font dorer la couenne au soleil d'apprendre le métier. Chaque été, plusieurs stagiaires restent d'ailleurs à l'emploi du quotidien.

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Virgin Radio arrive à Montréal

Mix 96, de Montréal, devient aujourd’hui officiellement Virgin Radio, venant ainsi rejoindre les rangs d’une famille comptant des postes en Inde, à Dubaï, en Italie et en France. Le propriétaire de Mix 96, Astral Media, a déjà converti Mix 99, de Toronto, en Virgin Radio avec un certain succès. D’ailleurs, c’est le concept de Virgin Radio ; il s’agit d’une marque forte que les propriétaires de stations de radio de partout dans le monde peuvent «louer», sous forme de franchise, afin de redonner du souffle à leur station tout en réduisant leurs coûts.

La marque Virgin, du milliardaire excentrique Richard Branson, a une valeur telle que Virgin Group opère de moins en moins les compagnies qui portent son nom, se contentant de « prêter sa marque » à un «joint venture» (pardonnez l’anglicisme) dont elle n’a qu’une part minoritaire. Contrairement au grand Fagstein, je ne dirais toutefois pas que Virgin Radio est le McDonald de la radio.

Quoi qu’il en soit, depuis quelques mois, il n’y a plus de Virgin Radio dans la mère patrie de Branson, la Virgin Radio de Londres ayant changé de nom pour celui d’Absolute Radio après le rachat de la station par Times of India Group. Selon cet article du Guardian, Virgin Radio n’était pas tenu en haute estime par les Anglais…

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amerikjobs.com, un nouveau site d'emplois pour les pros des communications et du marketing


Je lance la version bêta d’amerikjobs.com, un site d’emplois destiné aux professionnels des communications et du marketing. Pourquoi? Ce n'est pas que je sois à la recherche d’un emploi, mais je me souviens de ma mauvaise expérience avec les sites où l’on doit absolument répondre à mille et une questions avant d’avoir accès aux offres, tels que Joboom ou Workopolis. Sur amerikjobs.com, les offres d’emplois sont toutes sur la page d’accueil ; il ne reste qu’à y répondre. Également, la présence d’un fil RSS des offres d’emplois permet à ceux qui ne cherchent pas, mais qui sont toujours à l’affût, de garder un œil sur le marché de l’emploi en ajoutant ledit fil RSS à leur agrégateur. L’autre raison, c’est que je voulais utiliser mes toutes nouvelles compétences après avoir lu Wordpress for dummies durant le temps des fêtes.

P.-S. Comme le site est en démarrage, je suis disposé à ajouter votre site/blogue en lien sur la page d’accueil, à la condition que vous ajoutiez à votre tour ce nouveau site à vos liens.

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Péril en la demeure au New York Times?

Certains parlent de la fin prochaine des journaux et, malgré les problèmes sérieux auxquels ils font face à l’heure actuelle, je n’y crois pas. Pas une miette. Je ne parlerai pas ici de la mise en faillite de Tribune Company, qui est avant tout une question de dettes et de surenchère. Par contre, j’aborde avec enthousiasme la question du New York Times qui pourrait, ai-je appris sur l’excellent blogue de Michel Dumais, avoir de la difficulté à refinancer une dette de 400 millions de dollars d’ici cinq mois.

Non seulement les journaux quotidiens sont encore les médias qui fournissent l’information la plus dense qui soit sur le marché, mais la valeur de leur marque, à cause de leur histoire et de leur ancienneté, représente en elle-même un capital non négligeable. Le plus merveilleux dans tout ça est que l’information écrite peut être aisément acheminée par le biais d’un site Internet, mais aussi d’un courriel ou d’un SMS. Les actifs et le potentiel de rentabilité du New York Times font de ce journal l’une des entreprises les mieux positionnées dans le monde pour faire face à l’économie du 21e siècle, qui en est une du savoir.

Quoi qu’il en soit, s’il y a encore quelqu’un qui est préoccupé par la pérennité du New York Times, je veux bien le rassurer en lui disant qu’un certain Australo-américain salive déjà à la perspective de l’acheter. Oui, vous vous en doutiez, je parle Rupert Murdoch, dont le biographe Michael Wolff nous dit dans la vidéo ci-dessous qu’il est définitivement intéressé par le quotidien new-yorkais dont il n’est pas encore propriétaire.


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Je ne suis pas mort



J’ai délaissé ce blogue depuis plusieurs mois, mais je vais tenter d’y revenir de manière irrégulière, mais du moins, d’y revenir. La raison principale de ce silence radio (ou RSS) est Robert Bourassa, à qui je consacrerai mon prochain livre. Plus jeune premier ministre de l’histoire du Québec alors qu’il est élu à 36 ans (voir la vidéo), Robert Bourassa a subi une amère défait en 1976, puis est revenu au pouvoir en 1985 pour réaliser deux autres mandats. Tant en terme de nombre de mandats, de temps passé au pouvoir qu'au niveau du tour de force que constitue la perte du pouvoir et sa reconquête, Robert Bourassa n’a qu’un comparable dans l’histoire du Québec, et c’est Maurice Duplessis. Pourtant, contrairement à Jacques Parizeau, à René Lévesque ou à Maurice Duplessis, aucune biographie ne fait autorité sur Robert Bourassa. Le défi est immense et c’est lui qui draine toutes mes énergies depuis cet été. Si vous avez des pistes, des idées sur les personnes que je devrais interviewer ou seulement des anecdotes sur le personnage, n’hésitez pas à me les laisser en commentaires ou à m'écrire.
 

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Claude Poirier sur le mélange des genres et l’objectivité journalistique


Claude Poirier, on s’en rend compte à l’écouter sur les ondes de TVA et de LCN, est un communicateur qui nous vient d’une autre époque télévisuelle. Lucide, Claude Poirier en est conscient, mais s’insurge contre l’«autopsie» pratiquée sur sa personne durant une émission de Marie-France Bazzo. J'ai prix connaissance de la micro-controverse, qui date de septembre dernier, en visionnant une capsule sur YouTube qui circule ces jours-ci sur Internet.

Au début de la sienne d’émission à LCN, un Claude Poirier furieux fait valoir qu’on peut l’attaquer sur son usage de la langue française, sur son caractère ou ses emportements, mais qu’il ne peut pas accepter des attaques sur sa crédibilité en matière d’affaires judiciaires et criminelles et, encore moins, celles qui proviennent de l’animatrice Marie-France Bazzo et du V.-P. de Cossette Communication-Marketing Patrick Beauduin. Il fait aussi valoir qu’on ne l’a même pas contacté pour qu’il fasse valoir son point de vue. On pourrait croire que les manières frustes de Claude Poirier lui enlèveraient toute crédibilité pour répliquer à une Marie-France Bazzo «plateauisante» et à un spécialiste de l’image à l’accent pointu. Pourtant, en écoutant les deux vidéos ci-dessous, on se rend rapidement compte que, digne, le vieux renard qu’est Claude Poirier a marqué un point.





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Julia Allison, les relations publiques et son portrait dans Wired




J’ai acheté le numéro d’août de Wired, ce magazine que je n’achète pas assez souvent qui mettait en couverture une certaine Julia Allison, une starlette que, je dois l’avouer, je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam. En lisant l’article, on apprend qu’elle a accordé des interviews à CNN et à Fox News, que ses blogues et sites Internet sont parmi les plus populaires et qu’elle tire sa popularité de… sa popularité. Il s’agit d’une sorte de Paris Hilton 2.0, qui n’est ni riche ni héritière. La jeune femme a réussi à se faire connaître grâce aux outils très 2.0 que sont les blogues – dont le sien –, Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, etc. En plus de publier plusieurs photos, vidéos, billets et « twits» par jour, Julia Allison trouve le temps de se faire photographier en compagnie de personnalités comme Henry Kissinger et Richard Branson. Le portrait de cette jeune femme donne froid dans le dos du point de vue des nouvelles possibilités de notre ère médiatique, mais il vaut la peine d’être lu.

Personnellement, son cas me conforte dans l’idée que l’avenir des médias papier ne réside pas dans la combinaison gratuité-sur-Internet/publicité (bien que cela puisse être la voie à suivre dans le cas de certains quotidiens), mais bien dans la qualité du contenu et, éventuellement, la monétisation. Si on peut aujourd’hui se promouvoir, même sans atout exceptionnel, grâce à un exercice de relations publiques sur Internet et avoir un impact médiatique national sur le plus gros marché publicitaire au monde avec un budget publicitaire de 0 $, ça laisse présager des jours sombres pour l’assiette publicitaire que pourront se garder les médias écrits dans un contexte de surabondance de l’espace publicitaire, et même, de caducité de la publicité face à l’impact renouvelée des relations publiques sur le net.

Dans le cas des magazines, outre la qualité et la valeur ajoutée des textes qui est incontournable, ils pourront exploiter encore pour un bon bout de temps leur supériorité graphique avec une mise en page léchée, un recours aux textures de papier, aux laminages, etc. Wired fait partie des magazines qui jouent déjà cette carte avec un certain succès. Prochaine étape : convaincre les internautes de payer pour du contenu rédactionnel de qualité sur Internet.

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La fin du conflit au Journal de Québec... 14 mois plus tard




Enfin, le conflit du Journal de Québec serait arrivé à son terme, alors que les employés en lock-out du Journal ne sont pas rentrés au bureau depuis quelque 14 mois. XXIe siècle oblige, le Journal de Québec a pu être produit et imprimé sans ses employés. Rappelons que la légendaire grève du Montreal Star, qui fut un temps premier quotidien au Canada, avait eu raison de sa survie en moins de temps que les 14 mois qu'a duré le conflit au Journal de Québec. Évidemment, les employés se sont résignés à faire des concessions et Quebecor Media lance avec ce conflit un message fort  aux employés du Journal de Montréal, qui devront bientôt renégocier leur convention collective.Le suspense, dans cette affaire, sera pour moi de voir si un 24 Heures Québec viendra prendre la relève du MédiaMatin Québec (un quotidien gratuit publié par les syndiqués depuis plus d'un an en guise de protestation) au lendemain de sa disparition naturelle.

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Le Sony Reader enfin disponible au Canada




Le Sony Reader, qui a été mis en vente aux États-Unis en novembre 2006 au coût de 349,99 $ US, est enfin disponible au Canada depuis quelques semaines. On peut se le procurer dans les boutiques de Sony au prix de 299,99 $ CAN. Initialement présenté comme le futur iPod du livre par Sony, qui a accumulé les échecs en matière de lecteur numérique depuis le début des années 1990, l’appareil n’a remporté qu’un succès mitigé aux États-Unis.

J’ai eu l’occasion de jouer un peu avec le Sony Reader, dans la boutique Sony du Eaton Center, à Toronto, et j’ai été surpris de sa convivialité. Vraiment, s’il est aujourd’hui évident que l’appareil n’est pas devenu le «iPod du livre», il a atteint une maturité telle que Random House Canada en a déjà acheté une bonne quantité pour ses employés des services éditoriaux et des ventes.

De la taille d’un livre de poche et ne pesant que 300 grammes, c’est d’abord son écran qui le distingue de ses ancêtres. Celui-ci ne fatigue pas l’œil, n’émet pas de lumière et consomme très peu de courant. En fait, il ne consomme pas d’électricité pour afficher une page, mais seulement pour en changer le contenu. Cette nouvelle technologie brevetée par la société E-Ink est connue sous le nom d’encre électronique.

Sony offre dans sa librairie en ligne, un catalogue étoffé de livrels dans la langue de Shakespeare. Déjà en ligne, on peut voir plusieurs des titres offerts par ses partenaires, les géants de l’édition Random House, HarperCollins, Harlequin, Penguin et Simon & Schuster.

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TQS il y a 22 ans : des images percutantes




Un certain Cyberjabs, qui avait enregistré les premières minutes de diffusion de TQS en 1986 avec son magnétoscope beta, m’a envoyé le même courriel qu’il a envoyé à Dominic Arpin ce matin. Comme la vidéo est d’un pittoresque sans nom, tant du point de vue de l’image que de ce qu’on y dit, je vous la présente aussi sur ce blogue. Le plus comique, dans cette vidéo, ce sont les extraits où l'on voit Jean Pouliot, le financier derrière la fondation de TQS, expliquer qu’il a été difficile de convaincre le CRTC que le marché québécois pouvait soutenir un troisième réseau généraliste de télé au Québec. Jean Pouliot explique ainsi que plusieurs études de marché lui ont permis de conclure qu’il y avait de la place pour TQS…. Quelque 22 ans et 225 millions de déficit accumulé plus tard, peut-on conclure que les études de marché avaient tort? Pierre Péladeau, qui faisait ses études de marché en discutant avec des chauffeurs de taxi, aurait sans doute aussi pu se tromper, puisqu’il avait lui aussi racheté le réseau en 1997.

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Watchmojo.com, de Montréal, à la conquête de la toile





À l’occasion de la sortie de mon livre sur Pierre Péladeau, un brillant entrepreneur montréalais a délégué l’une de ses mojos (journalistes mobiles) pour m’interviewer. Ashkan Karbasfrooshan (il préfère qu’on l’appelle Ash) est propriétaire de Mojo Supreme, dont le principal site Internet est Watchmojo.com, une compagnie qui produit de courts vidéos pour différents portails dont Joost, MyspaceTV et Hulu.

Un peu plus d’un mois après avoir publié ses vidéos sur les sites qu’il alimente en contenu, Ash les rapatrie sur Watchmojo.com et les distribue sur des sites comme Youtube afin de faire connaître son entreprise. Ce qui est ironique, c’est qu’alors que je parle de l’étendue de Quebecor World à la mojo Leila Lemghalef (voir la vidéo ci-dessus), le géant de l’imprimerie est aujourd’hui sous la protection de la faillite, tandis qu’Ash est en train de redéfinir ce que c’est que d’être visionnaire dans la sphère des médias. Ash, dont le survol du site Internet personnel laisse pantois, a enseigné à McGill et Concordia, écrit deux livres, travaillé à la radio, dirigé plusieurs entreprises et ainsi de suite. J’ai l’étrange impression que ce n’est pas la dernière fois que je fais copier/coller avec son nom.

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La fin des nouvelles à TQS





Il n'y aura dorénavant qu'un joueur du secteur privé (TVA) au niveau des informations à la télé. Quelle autre chaîne, sinon TQS, aurait embauché Dany Laferrière en tant Monsieur météo? Rien n'est certain et, ne serait-ce que pour les 270 emplois qui sont en jeu, dont celui de Jean-Michel Vanasse, j'espère qu'il y aura un autre dénouement à la crise que traverse présentement TQS. Toutefois, le fait que TQS n'aie jamais été rentable et que le modèle d'affaires des télévisions généralistes soit de moins en moins pertinent (et rentable) laisse trop peu d'espoir.

Également, de tous les joueurs qui étaient intéressés à acheter TQS, Remstar était l'entreprise la plus solide. Rien à voir cependant aux Cogeco (ancien propriétaire de la station) et Rogers (acquéreur pressenti mais pas intéressé). Remstar, qui appartient aux frères Rémillard, est une compagnie à capital fermé, c'est à dire qu'elle n'est pas cotée en bourse. Ainsi, les pertes de TQS ne viennent pas affaiblir les résultats trimestriels d'une société milliardaire ; c'est de l'argent qui sort des poches des frères Rémillard. À titre d'exemple, si on prend pour référence les pertes de 18 millions de l'année dernière, ce sont 2054,79$ qui sortent du portefeuille des frères Rémillard chaque heure, 24 heures sur 24. Et vous, si vous perdiez 2000$ par heure ou 50 000$ par jour, quelle importance accorderiez-vous à la diversité de l'information au Québec?

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Quelques nouvelles sur les médias pour la fin de semaine



L'éditeur de livres et de magazines Vélo Québec Éditions a annoncé le 9 avril dernier qu’il faisait l’acquisition du magazine Québec Science, qui était jusqu'alors publié par le Cégep de Jonquière. Publiant entre autres Géo Plein Air et Vélo Mag, Vélo Québec Éditions gérait le service d'abonnement de Québec Science depuis deux ans.


Aussi, l’opérateur de stations de radio et de chaînes de télé spécialisée Corus, entre autres propriétaire de CKOI et du 98,5 à Montréal, engrange des profits records. La radio traditionnelle est ainsi loin d’être morte si l’on compare ses profits avec les pertes colossales des radios satellites. Aussi, le président de TQS démissionne, ce qui allait de soi après le rachat de la station par Remstar.


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Attention! : ce billet n’est pas objectif et encore moins journalistique



Entendu à Montréal a commencé sous la forme d’un blogue Wordpress auquel les internautes pouvaient soumettre des citations loufoques, étranges et, le plus souvent, drolatiques. Son fondateur Frederic Rappaz a sélectionné la crème des citations et quelques inédits, puis a classé le tout par thèmes pour donner naissance à Entendu à Montréal, le livre, qui est même préfacé par le romancier Christian Mistral. Publié par Amérik Média, le livre est en vente dans toutes les bonnes librairies.

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